Non-reconnaissance des médiateurs, suite

InternetActu.net » Animer les territoires électroniques

Pertinent, cet article de Hubert Guillaud. Et très pertinents également, les commentaires. C’est souvent le cas sur IA, qui confirme que l’info ne se limite pas au journaliste – mais que celui-ci est nécessaire pour fournir une matière fiable, qui permette de lancer les débats sur une bonne base. Quelle meilleure preuve de la nécessité du rôle de médiateur ?
La suite du travail du journaliste devrait être de synthétiser les échanges pour éviter aux lecteurs de lire l’ensemble des discussions. Objectif concision, comme toujours (d’accord – comme dans la plupart des situations de consommation d’info). En tous cas, i l faudrait considérer les commentaires comme une matière à exploiter.

our en revenir aux médiateurs, il faut relier cette réflexion à celle de Benoît Raphaël dans son article La presse est morte, vive la presse ! :

“C’est sur cette base ancestrale que repose le vrai modèle économique de la presse de demain : la communauté. Pas sur la seule vente de contenus d’information, qui ne dégage pour l’instant aucun business model prometteur”.

Le journaliste a tout a gagner à quitter sa position dominante d’”informateur descendant” pour devenir un médiateur, un passeur d’infos, transversalement, au même niveau que les lecteurs. Ils ont tout à y gagner, notamment de (re)découvrir les “vrais gens”. Une démarche citoyenne au bout du compte.

Reste à considérer un peu plus longuement la notion de communauté. En effet pour la presse locale la notion est évidente : la communauté se confond avec le territoire, donc avec ses habitants – surtout lorsqu’on se retrouve comme aujourd’hui avec une offre limitée à un journal par territoire. Les chose étaient plus complexes il n’y a pas si longtemps, lorsque les Lillois par exemple avaient le choix entre La Voix du Nord, Nord-Eclair ou encore Nord-Matin (et j’en oublie sans doute).

Laisser un commentaire