Les fondamentaux du journalisme ne changent pas

27 octobre 2006

MEDIA CAFÉ: Les fondamentaux du journalisme ne changent pas

Rien de neuf sous le soleil : les fondamentaux ne changent pas, peu importe le support. OK, OK.

Maintenant, il faut aussi se demander (sans crainte) s’il ne faudrait pas changer les fondamentaux. Non pour s’adapter au support mais pour s’adapter à un nouveau monde, à une nouvelle demande. Oserais-je dire : A un nouveau marché ?


Médias en ligne et blogs high-tech (vnu.net)

27 septembre 2006

En cherchant des nouvelles de Philippe Guerrier, je trouve ceci -  pas récent mais à lire:

Actualité — vnunet.fr — Médias en ligne et blogs high-tech : la tension monte


Courrier des lecteurs de Salon.com : le travail du journaliste

11 septembre 2006

What else I lost | Salon Life

Cette fois-ci, ce n’est pas le contenu de l’article qui m’intéresse, mais les liens à la fin :

Read all letters on this article (87)

Read Editor’s Choice letters on this article (14)

      L’Editor étant l’un des habits du journaliste, son travail consiste cette fois-ci à sélectionner les réactions qui lui semblent les plus intéressantes, soit 14 sur 84. Pour faire gagner du temps – on en revient toujours à ça, non ? Attention : pour autant, la totalité des messages adressés à la rédaction sont accessibles. Sélectionner n’est pas censurer, comme c’est souvent le cas dans le courrier des lecteurs.


      Sauver la presse quotidienne d’information, (ecosphere)

      4 septembre 2006

      Sauver la presse quotidienne d’information, SVP « ecosphere

      Très intéressant, comme toujours avec l’excellent Emmanuel.


      Enfin un blog de presse innovant

      30 août 2006

      BorgBlog

      Ah, si Plantu en faisait de même…


      La presse remplacée par yahoo/MSN ? (article Libé commenté)

      29 août 2006

       

       

      J’ai un peu la haine car j’avais écrit un long commentaire sur cet article hier soir, qui a été effacé lors de l’envoi pour publication, pour cause de connexion défaillante. Je m’y recolle dès que possible – mais comme me le disaient mes maître à l’AFP, “lorsque tu dois rédiger de nouveau un article que tu as perdu, ça va toujours plus vite la deuxième fois”. C’est vrai, c’est vrai. Mais ça ne console pas.

      Au passage, je signale qu’on peut consulter la présentation (.pdf) de l’étude à l’origine de ce papier, que Libé ne signale pas. On y trouve un survol des principaux enseignements et la table des matières. 300 pages – pour 3000 euros, tout de même. 

      «Yahoo ou MSN ont pris la place des groupes de presse»

      Par Christophe ALIX, Vendredi 25 août 2006 – 06:00

      David Targy, auteur d’une étude sur les stratégies de développement des médias sur l’Internet, analyse leurs difficultés :

       

       

      Spécialiste des médias et de la publicité au cabinet d’études Precepta (1), David Targy vient de publier une des études sectorielles les plus complètes sur les stratégies de développement des médias sur l’Internet. Il en livre ici les principaux enseignements et esquisse quelques pistes d’avenir.

      Comment jugez-vous la stratégie Internet des médias grand public ?

      La plupart des développements des groupes de médias sur l’Internet demeurent prudents et centrés sur le modèle dit du «site compagnon». Ils sont dans une logique de rediffusion des contenus, avec la vidéo à la demande pour la télévision, les podcasts pour la radio, les déclinaisons numériques de la version papier pour la presse écrite, etc. Il s’agit soit de fidéliser une audience, soit de recruter de nouveaux lecteurs, auditeurs, téléspectateurs par ce canal. Mais c’est une stratégie dont on commence à entrevoir les limites.

      Pour quelles raisons ?

      Ces offres ne tiennent pas suffisamment compte des propriétés et des usages spécifiques de l’Internet, comme l’interactivité ou la création de contenus par les internautes eux-mêmes, la mise à disposition d’outils communautaires (blogs, forums, etc.). Résultat : ils suscitent peu d’audience et, conséquence directe, peu de revenu. Mais les hésitations de la plupart des médias à dépasser ce stade du simple accompagnement en ligne ne sont pas seulement le signe d’un manque d’ambition ou d’un retard culturel par rapport à leur adaptation aux nouvelles technologies. Elles trahissent surtout la difficulté à faire émerger des modèles économiques à même de permettre une rentabilisation des investissements lourds que demande une véritable diversification en ligne.

      Pourquoi ces grands médias ne trouvent-ils pas un modèle économique efficace en ligne ?

      La grande faiblesse, c’est l’étroitesse du marché publicitaire en ligne. Les recettes générées par l’e-pub restent très peu élevées en raison du coût très modique des campagnes en ligne, bien moins chères qu’à l’époque de la bulle Internet. Si cette publicité très bon marché fait l’affaire des annonceurs, c’est en revanche la disette pour les médias ! En France, les sites de médias toutes catégories confondues, plus les nouveaux venus comme Aufeminin.com, ont généré un chiffre d’affaires en ligne d’à peine 150 millions d’euros en 2005. C’est moins de 1 % du total des 16,5 milliards d’euros de recettes dégagées en 2005 par les médias français et nos projections à l’horizon 2010 montrent que cette contribution de l’Internet restera très limitée : 375 millions d’euros, 3 % du total ! D’où la difficulté à faire de l’Internet une véritable source de revenus…

      On dit qu’à l’échelle européenne, 70 à 80 % des investissements publicitaires en ligne sont captés par un tout petit nombre d’acteurs…

      L’autre caractéristique du marché, c’est que ce gâteau publicitaire est largement concentré autour d’une poignée d’acteurs, ceux que j’appelle les sites «routeurs», les grands portails qui captent la plus grosse part de l’audience. Ces Google, Yahoo ou MSN sont les nouveaux géants des médias à l’ère numérique, les «hubs», ou carrefours de la distribution de l’information en ligne. Ils ont pris la place qu’auraient peut-être pu occuper les grands médias s’ils avaient réagi plus tôt et ce sont les seuls, grâce à leur audience massive, capables de générer de forts revenus publicitaires.

      Les médias ne peuvent-ils pas contourner cette difficulté en devenant des fournisseurs de contenu pour ces grands acteurs ?

      La syndication de contenus est certes un nouveau marché pour les médias à l’ère électronique, mais je doute qu’il existe de larges débouchés dans ce domaine, même avec la montée en puissance de l’Internet mobile et l’arrivée des opérateurs de télécoms sur ce créneau. D’abord parce que les enveloppes qui y sont consacrées restent plutôt faibles. Ensuite, parce que ceux qui sont susceptibles d’acheter ces contenus, comme les grands portails routeurs, se mettent eux aussi à investir dans leur propre production. Le fait qu’un Yahoo ait récemment lancé un site de grands reportages multimédias maison avec le blogueur Kevin Sites, ex-CNN, ou qu’ils aient embauché leurs propres analystes pour leur rubrique finance montre clairement qu’ils ne se contentent plus d’être des agrégateurs de contenus. Comme ce sont ces grands portails qui ont le trafic et les recettes publicitaires, ils ont les moyens et de plus en plus les compétences pour se diversifier dans cette nouvelle activité.

      Autre axe alternatif : la mise en place d’offres payantes. Une piste d’avenir dans l’océan actuel de gratuité ?

      Dans le fond, peu de choses ont été faites dans le payant jusqu’à aujourd’hui et c’est peut-être dans cette voie que certains médias en pleine redéfinition, comme la presse quotidienne nationale, ont intérêt à pousser leur pion. Pas forcément pour créer une offre payante en ligne venant se substituer au papier déclinant, mais comme une activité de complément autour de contenus de niche, très thématisés et à forte valeur ajoutée. Le site du Monde a réussi à créer une formule payante qui touche aujourd’hui 80 000 abonnés en ligne, dont la moitié, disent-ils, ne viennent pas du papier. C’est également le cas des Echos qui proposent, avec «les Echos Sup», une offre particulière à destination du public étudiant. Je note cependant que les offres payantes sont généralement entourées d’une certaine opacité concernant les chiffres et, en général, lorsque l’on ne communique pas ses chiffres, c’est qu’ils ne sont pas très bons… D’autres médias, comme la radio Skyrock, ont réussi une autre diversification en ligne, grâce notamment à ses skyblogs, ce qui lui permet de générer sur le Net 20 % de son activité en 2005.

      Encore faut-il avoir pris le train de l’Internet à temps…

      Tous ceux qui commencent à récolter les fruits de leur diversification l’ont commencée tôt et bénéficient de ce que l’on appelle à juste titre «la prime au premier entrant». C’est le cas pour un site comme Aufeminin.com qui reste le leader dans la presse féminine en ligne, loin devant Marie-Claire ou Elle . La stratégie va alors bien au-delà d’un accompagnement éditorial en ligne, mais le nombre de places dans ces nouvelles activités reste très limité.

      (1) www.xerfi.com


      leblogmedias: Jacques Attali : “La presse quotidienne payante est morte”

      26 août 2006

      leblogmedias: Jacques Attali : “La presse quotidienne payante est morte”

      Je relève quelques passages susceptibles d’ête commentés à l’occasion. En attendant, mon sentiment général est : mouaif, pas vraiment d’idées neuves sur les médias, quelques élucubrations et des poncifs… Finalement, cetexte mérite-t-il d’être commenté ? ;-)

      La presse quotidienne est morte, pour moi, au sens de presse payante, tout simplement parce qu’Internet a imposé à l’écrit le modèle de la radio. On retrouve aujourd’hui le schéma de la radio, inventé en 1920 : financement par la publicité et gratuité pour les auditeurs, aujourd’hui lecteurs. Prenant peu à peu conscience de ce modèle, la presse quotidienne tend à devenir gratuite, qu’elle soit imprimée ou pas. Et à devenir permanente, sans cesse actualisée.

      Le journal va devenir une radio, par le biais du Net. Et les radios vont devoir s’adapter, comme les télévisions. Chacun sait que ces médias vont se mêler, et se mêler au téléphone et aux autres objets nomades.

      On paiera toujours, plus que jamais, même, la fonction de prescripteur du journaliste ou du libraire parce qu’elle est fondamentale. Et le journaliste peut, à mon avis, remplir d’autres fonctions. Je suis par exemple convaincu que ce qu’on appelle les « ménages » va devenir une source importante d’activité et de revenus pour les journalistes. Le ménage est au journaliste ce que le concert est au musicien par rapport au disque : du spectacle vivant. On le voit déjà aux Etats-Unis, où journalistes et écrivains gagnent souvent plus d’argent par les conférences que par les livres ou les articles qu’ils publient. Les gens veulent voir, toucher. Le contact réel, voilà la seule chose rare : « Je suis comédien, chanteur, journaliste ou écrivain, le temps de ma vie est court, passer du temps avec moi est rare. » Le journaliste deviendra une forme d’intermittent, comme nous sommes tous en train de le devenir.

      Le blog est un instrument de cette transformation de la presse en radio. Il s’inscrit dans un système plus vaste qui englobe les sites d’informations en réseau et exprime la volonté dont je parlais de chacun d’être acteur libre du monde. Il marque aussi la fin de la distinction entre producteur et consommateur. Le blog est un formidable instrument pour faire découvrir des savoirs, faire des liens entre des idées ou des informations a priori très éloignées. Il va y avoir des publications en réseau, souvent rudimentaires, des « gossip » qui existent déjà, des journaux de délation. C’est normal. La démocratie, c’est la liberté.


      “Le nouveau Libe.fr” (libe.fr) – integral commenté

      3 juillet 2006

      Le nouveau Libe.fr

      Plus d’infos, plus d’articles, plus de photos, plus de vidéos et de reportages sonores. Libe.fr change tout. Et renforce son interactivité: à partir d’aujourd’hui, vous pourrez réagir aux articles sélectionnés par la rédaction. Un nouveau site à découvrir et à explorer.

      LIBERATION.FR : Dimanche 2 juillet 2006 – 17:18

       

      Malgré notre vigilance, il est encore possible — et c’est même certain ;-) — que des bugs, erreurs, liens cassés, et autres aiguillages malheureux soient visibles. Pour tendre vers le zéro défaut, il n’y a qu’une seule solution: vous! N’hésitez pas à réagir au bas de cet article et à nous envoyer des courriers pour nous indiquer les erreurs.

      copie ecran nouveau libe

       

      Pour la deuxième fois en moins d’un an, Libération.fr fait peau neuve. Pourquoi ? Parce que l’Internet bouge et nous aussi. Ce nouveau site, qui a évolué en prenant compte des critiques que vous aviez formulées il y a environ huit mois, à l’ergonomie nouvelle, c’est plus d’infos, plus d’articles, plus de photos, plus de vidéos et de reportages sonores. Bref, plus d’actualité, de diversité, de profondeur et d’analyse.

      Surtout, le nouveau site de Libé, c’est un nouveau lien à l’internaute. Vous pouviez transmettre vos contributions (textes, photos, vidéos, fichier sonore). Désormais, vous pouvez directement réagir à une sélection d’articles. Une boîte « réagir » apparaît sur le site au bas des articles et permettra à chacun de livrer ses commentaires, ses réflexions, mais aussi ses enthousiasmes ou ses coups de gueule.

      A l’heure de l’avènement du web 2.0, Libé.fr renforce donc encore son interactivité avec l’internaute. Durant la crise du CPE, nous vous avions offert l’opportunité de nous faire parvenir vos photos des manifestations. Ce fut un énorme succès. Tout au long de l’affaire Clearstream, nous avions récolté et sélectionné vos commentaires pour les publier sur le site. Encore un succès.

      Aujourd’hui, Libération va encore plus loin. Avec la volonté de faire de l’internaute un acteur à part entière de l’écriture de l’actualité qui apporte sa contribution aux débats et livre son témoignage sur les faits saillants qui traversent notre quotidien.

      L’audience de Libé. fr reste en progression constante : + 56% de visiteurs uniques en un an (1), 1,2 million de visiteurs uniques, 8,8 millions de visites et 35 millions de pages vues par mois (2). Nous n’allons pas nous arrêter et nous allons continuer à nous développer.

      A la rentrée, nous poursuivrons le même chemin avec la mise en place d’une zone abonnés. Un espace privilégié dans lequel l’internaute pourra tout à la fois bénéficier d’archives, de contenus à forte valeur ajoutée et d’une relation privilégiée avec les journalistes de Libération et les autres abonnés.

      (1) Panel Nielsen : mars 2006 vs. mars 2005
      (2) Médiamétrie :mars 2006 vs. mars 2005

       

      http://www.liberation.fr/actualite/medias/190780.FR.php

      © Libération

       

       

       

       

      La FAQ du site

      Tout ce que vous voulez savoir sur le nouveau site. En questions et en réponses.

      Par L.B.

      LIBERATION.FR : Dimanche 2 juillet 2006 – 18:08

       

      Comment profiter au mieux du nouveau Liberation.fr ?
      Le site est accessible depuis tous les PC et les Mac équipés du système Mac OS X. Optimisé pour les grands écrans (17 pouces et supérieurs), Liberation.fr s’affiche sur une largeur de 1024 pixels. Si votre moniteur n’est pas déjà configuré, il peut être nécessaire d’ajuster la résolution.

      Quel navigateur pour Liberation.fr ?
      Le site fonctionne avec tous les navigateurs. Mais Firefox, libre, gratuit, évolutif, est le plus adapté. Il offre une inscription simplifiée aux fils RSS et propose une navigation par onglet qui permet de consulter plusieurs pages web à partir d’une seule fenêtre.

      Quels sont les players indispensables pour lire tous les contenus du site ?
      Enrichi en contenu multimédia – modules audios, diaporamas, contenu vidéo, animations – Liberation.fr nécessite un mise à jour (gratuite) de tous vos lecteurs: Flash, QuickTime, Windows Media player, Real Player

      Quelle est la politique éditoriale de Libération sur son édition en ligne ?
      Liberation est le seul quotidien national entièrement bi-média. L’ensemble des journalistes de Libération participent à l’enrichissement en continu du site. Ils tiennent également des blogs et conçoivent des contenus multimédias. Concernant les blogs, Libération a choisi d’en attribuer uniquement aux personnes choisies par la rédaction. Il peut s’agir aussi bien d’experts en un domaine que de «correspondants locaux». La rédaction reste néanmoins ouverte aux propositions de ceux qui voudraient devenir un blogueur de Libération.

      Trouve-t-on tout le quotidien Liberation sur Liberation.fr ?
      Chaque matin, la quasi totalité du journal papier est mis en ligne. Les articles sont alors en accès libre et gratuit mais la présentation diffère de celle du quotidien. il n’y a pas toutes les photos, la maquette… Sur Liberation.fr, les articles sont rangés par rubriques. Dans Actualité, tous les articles “chauds” (Monde, Terre, Société, Sport…); dans Culture, les rubriques recoupant l’ensemble de l’actualité culturelle (Cinéma, Sortir, Livres, Musiques…); dans Opinions, un espace de débats (Rebonds, Chroniques, Courrier); dans Transversales une partie plus magazine (Grand Angle, Portrait, Voyages, Week-End).

      Pourquoi faut-il revenir plusieurs fois par jour sur le site ?
      Liberation.fr, ce n’est pas que Liberation. Outre les articles du quotidien, le site assure un suivi permanant de l’actualité effectué par l’ensemble de la rédaction de Libération. Pour coller au plus près de l’actualité, les trois premiers titres de la pages d’accueil sont donc très rapidement déconnectés de la publication papier. Au fil de la journée, c’est l’ensemble de la page d’accueil qui devient une page «News» tout en continuant de proposer des parties plus magazines (dossiers, portraits, reportages…). La galerie photo évolue également en permanence pour suivre en l’actualité en images. De même, des chats, des reportages audios ou vidéo viennent enrichir notre édition en ligne 24 heures sur 24. Un rubrique dossier permet aussi d’accéder à des pages spéciales créés à l’occasion d’événements marquants de l’actualité.

      Comment lire la page article ?
      De nombreuses fonctionnalités accompagnent les articles des journalistes de Libération. Sous la signature, des pictogrammes permettent d’agrandir ou de diminuer le texte, de l’imprimer, de l’envoyer à un ami ou d’écrire à l’auteur. A droite du texte, une colonne «A lire aussi» propose des liens vers d’autres articles récents du même auteur. En dessous «Dans la même rubrique» renvoie vers les derniers articles de la rubrique dans laquelle se trouve l’article affiché. A gauche, un encadré grisé dans le corps du texte principal propose d’autres articles sur le même sujet.

      Quelle interactivité sur Libération.fr ?
      La communauté Libération est mieux mise en valeur sur le nouveau site. Une boîte «Interactif» figure sur la page d’accueil. L’onglet forum liste les sujets mis en avant sur cet espace de discussion modéré. L’onglet chat annonce les invités qui viendront discuter avec les Libénautes, permet de s’inscrire pour y participer et propose de lire le verbatim des chats. L’onglet blog recense tous les blogs de Liberation et permet d’y accéder en un clic. Un autre encadré grisé s’intitule «Les +». Le premier onglet liste les articles les plus commentés par les internautes, un second recense les articles qui ont été le plus envoyés.

      Les Libénautes peuvent-ils contribuer au site ?
      Plusieurs espaces sont ouverts aux Libénautes: les forums, les commentaires sur les blogs et, c’est une nouveauté, les réactions à certains articles mis en ligne. Les messages laissés sur les blogs et les forums sont modérés par les journalistes qui les valident avant de les mettre en ligne. Vous pouvez également nous envoyer vos photos, vidéos, témoignages à l’adresse suivante: xxx@liberation.fr

      Peut-on joindre les journalistes de Liberation ?
      Un rubrique contact est accessible depuis la page d’accueil (en bas de l’écran). Liberation.fr est aussi le seul site de la presse quotidienne à permettre d’envoyer un mail directement aux auteurs des articles publiés sur le site. Un pictogramme situé sous chaque signature permet d’écrire au journaliste sur son adresse personnelle.

      Quels sont les services proposés par Liberation.fr ?
      Sur chaque page du site, l’onglet Services (en haut à droite) propose d’accéder aux petites annonces (entre nous, formation, immobilier, emploi…), à un site de rencontre, au cours de la bourse en direct, à la météo et à un site de vente d’objets d’occasion. Liberation.fr propose également sur toutes ses pages un module ou «tombent» les dernières dépêches des agences AFP et Reuters.

      Quelle est la place de la publicité sur Libération.fr?
      Même si la présence de bandeaux et autres «pop up» vous paraît parfois envahissante, le modèle économique du site est fondé principalement sur les recettes publicitaires. C’est la condition pour que Liberation.fr reste majoritairement gratuit. Mais la plupart des navigateurs intégrant désormais des fonctions «anti-pop up», les annonceurs en proposent de moins en moins. Sur la plupart des pages figurent également des liens sponsorisés.

      Rechercher un article sur le site ?
      Un module de recherche se trouve en haut à droite sur toutes les pages du site. On peut effectuer une recherche sur l’ensemble site Libération.fr ou dans les archives (payantes) depuis 1995. Les articles restent en accès libre et gratuit durant quinze jours. Les Libénautes peuvent aussi effectuer directement une recherche sur le web avec Yahoo search.

      Bonne navigation.

       

      http://www.liberation.fr/actualite/medias/190791.FR.php

      © Libération


      «Pourquoi je quitte “Libération”» – intégral commenté

      3 juillet 2006

      Voici le texte intégral de l’édito de July. En guise de commentaire, je fais ressortir en gras les passages qui me semblent pertinents…

       

      «Pourquoi je quitte “Libération”»

      Par Serge JULY

      QUOTIDIEN : Vendredi 30 juin 2006 – 06:00

       

       

      Je quitte Libération, parce que c’est la dernière chose que je peux faire pour que vivent cette entreprise et cette équipe qui, au fil des années, auront créé et édité l’un des plus beaux quotidiens écrits et visuels du monde, certains jours le plus beau de tous.

      Je le fais, à la demande d’Edouard de Rothschild, actionnaire de référence de la société éditrice de Libération.Nous avions un désaccord de fond sur la recapitalisation du journal. Il a été tranché par mon départ et celui de Louis Dreyfus, le directeur général délégué. Ce qui m’a conduit jeudi matin au cours du conseil d’administration de la société à démissionner de tous mes mandats. Je pars pour que vive Libération.

      Comme souvent depuis plusieurs années, des pertes d’exploitation, plus importantes que prévu, mettent en péril l’entreprise.

      La prévision de pertes pour l’année en cours est de 7 millions d’euros au lieu des 2,5 millions budgétés. Libérationn’est pas victime d’une maladie singulière qui le condamnerait à des transfusions régulières, alors que tous les autres médias seraient mystérieusement immunisés.

      Libérationn’est pas une société financièrement insouciante et dépensière. Nous avons fait beaucoup de plans d’économies, utilisant toutes les techniques : les réductions d’effectifs, l’externalisation d’un certain nombre d’activités, le plafonnement des augmentations de salaires, quand elles ne sont pas tout simplement bloquées, le blocage des embauches, le contrôle sévère de nos coûts, la mise en concurrence de nos prestataires…

      Avec ses 142 000 ventes chaque jour (OJD 2005), ses 900 000 lecteurs, ses 200 000 internautes quotidiens, ses inventions journalistiques, ses éclats, ses débats, ses analyses, et ses reportages, Libérationreste l’un des principaux quotidiens français. Il affronte, comme tous les quotidiens généralistes payants dans le monde, le maelström de la révolution numérique, qui est, en plus intense, en plus violent, en plus rapide, ce que furent toutes les révolutions industrielles, lorsque chaque jour venait bouleverser l’ordre précédent des choses. C’est le propre de toutes les révolutions véritables, ce qui les rend à la fois dramatiques et excitantes.

      L’ère du numérique a créé un nouveau monde qui bouleverse l’ensemble de l’industrie médiatique, son économie comme ses usages. L’ensemble des médias est secoué par une recomposition dont les nouveaux centres de gravité s’appellent l’Internet et le mobile.

      Il est remarquable que tous les médias généralistes d’informations baissent depuis plusieurs années : la presse quotidienne payante évidemment, mais aussi les radios (­ 2 millions d’auditeurs en trois ans) et même la télévision.

      Le modèle économique sur lequel a reposé pendant si longtemps la presse quotidienne écrite, ce modèle s’effrite sous nos yeux : les recettes diminuent irrésistiblement, avec moins d’exemplaires vendus et moins de publicité, tandis que les coûts augmentent. A fortiori pour la presse généraliste de qualité, qui avec beaucoup de journalistes, des spécialistes en grand nombre, des envoyés spéciaux partout et des réseaux de correspondants très serrés, est la plus chère à produire.

      Entre tous les médias, c’est la presse quotidienne nationale d’information qui est depuis plusieurs décennies la plus fragile. Aujourd’hui, aucun quotidien généraliste national payant n’est à l’équilibre d’exploitation. Ce média est indispensable à la vie démocratique, au point d’être le média qui nourrit tous les autres, l’atelier de la réflexion et du débat national. Mais il n’est plus viable économiquement dans sa forme ancienne : il a besoin d’être soutenu financièrement par des activités bénéficiaires externes.

      Et entre tous, Libérationest le plus fragile des quotidiens généralistes de qualité. Le quotidien papier représente 91 % de nos recettes : c’est beaucoup trop. Enfin, Libérationest sous-capitalisé, pas en mesure de réaliser les formidables investissements nécessaires pour faire de la croissance externe comme le Monde,ou pour créer des magazines, développer de nouvelles radios sur le Web, transformer le quotidien papier, oeuvrer à sa déclinaison. Depuis des années, nous dessinons une perspective qui est celle de la transformation de notre équipe journalistique en productrice de contenus signés Libérationpour différents supports. Tout cela suppose des moyens financiers considérables pour opérer cette transition, pour passer d’un modèle économiquement agonisant à un nouveau modèle susceptible de générer de nouvelles recettes. Dans cette situation «révolutionnaire», il faut prendre cent initiatives en même temps. Faute de moyens suffisants, elles ne sont pas prises. Et dans les révolutions, plus qu’à d’autres moments, le temps perdu non seulement ne se rattrape jamais mais devient un facteur violemment hostile. A fortiori lorsque la créativité collective d’une entreprise est limée par des plans d’économies successifs, qui épuisent tous les ressorts.

      Certes Libérationn’est pas resté passif. Nous avons été les premiers à investir dans le Net, et le site de Libérationest toujours le second site de presse généraliste en France. Nous avons allégé les coûts de structure. Enfin et surtout, nous avons tracé une route d’avenir, imaginé le bimédia (le quotidien électronique et papier), multiplié les publications exceptionnelles et hebdomadaires depuis plusieurs mois (il y a tout lieu de se réjouir du lancement réussi d’ Ecrans),réfléchi à de nombreux projets.

      Le problème de Libérationn’est pas tant la qualité ou la pertinence de ce que nous publions chaque jour, il est industriel et financier.

      En novembre 2004, Edouard de Rothschild décidait de souscrire une augmentation de capital de 20 millions d’euros, qui lui donne 38,8 % du capital. Cet apport aura contribué de manière décisive à transformer toute une partie de l’architecture de l’entreprise, à lancer de nombreux projets, dans un respect très rigoureux de la part de notre nouvel actionnaire de référence de l’indépendance de la rédaction. En moins de deux ans, ces 20 millions auront été consommés. Et pourtant, ces efforts financiers doivent être poursuivis au même rythme pour soutenir et consolider ce qui a été entrepris et aller de l’avant. Fin 2005, nous avons encore réduit nos coûts, de manière très sévère. L’équipe a été restructurée, plusieurs dizaines de collaborateurs se sont portés volontaires pour quitter le journal. Cette opération s’est faite sans altérer la qualité de notre production, mais elle a coûté 6,5 millions d’euros. Ces actions indispensables n’ont pas suffi à compenser un nouveau trou d’air publicitaire en début d’année, qui engendre de nouveaux déséquilibres, nécessitant un refinancement de l’entreprise de grande importance non seulement pour les pertes, mais pour l’ensemble des développements en cours et à venir.

      J’ai parlé de désaccord de fond avec Edouard de Rothschild. Il porte sur la nature de la recapitalisation, sur ses objectifs, sur son ampleur et sur son tempo.

      L’actionnaire de référence est aujourd’hui le pivot de notre actionnariat : il dispose statutairement du droit de préemption sur les actionnaires éventuellement sortants et du droit de veto sur tous les entrants. J’ai souhaité qu’à côté de notre partenaire central, des investisseurs industriels puissent s’engager dans une entreprise de longue haleine pour sortir Libérationdu pot au noir de la révolution numérique, au risque sinon de recapitaliser de manière marginale, sans véritable espérance d’avenir.

      J’ai parlé de risque : pour avoir réduit les coûts au fil des décennies, pour y avoir consacré un temps précieux depuis 2001 et l’éclatement de la dite « bulle Internet » (qui n’en était pas une), je redoute que de nouvelles réductions entraînent un déclassement de Libération,le passage irrésistible dans une autre catégorie, qui ne serait plus celle des quotidiens de qualité. Nous sommes au bout des économies à Libération.L’urgence ce sont les investissements.

      Edouard de Rothschild est en désaccord avec cette vision. Il a la maîtrise du capital. Il refuse la voie que je préconise, pour des raisons qui lui sont propres, je dois m’incliner au risque de provoquer une crise encore plus incertaine que celle provoquée par mon départ et celui de Louis Dreyfus. Il souhaite sur cette base que je quitte mes fonctions, je l’accepte, pour autant que c’est l’une des conditions indispensables pour lui de participer à une future augmentation de capital, même si ce n’est pas celle que je pense préférable.

      Je respecte l’engagement d’Edouard de Rothschild à l’égard de Libération.

      Pendant plus de trente-trois ans, j’ai dirigé ce journal. Ensemble, équipes successives, actionnaires et lecteurs, nous avons accompagné et raconté l’histoire d’un tiers de siècle, nous avons bouleversé la presse quotidienne en France, innovant dans de nombreux domaines, techniques, sociaux et surtout journalistiques. Libérationaura formé plusieurs générations de journalistes qui ont essaimé dans l’ensemble des médias.

      Libérationc’est aujourd’hui une marque généreuse, un capital d’intelligence, un forum crucial et une capacité à produire de l’information certifiée, des lecteurs et des internautes enfin très attachés au titre. Comme le disait Jules Renard, il y a très longtemps : «Il n’y a pas de grands journalistes, il n’y a que des grands journaux.»

      Une rédaction c’est un mélange de création, d’hommes, de lecteurs et de capitaux. Il faut les quatre, des hommes, des lecteurs, des capitaux et plus encore de création. L’équipe de Libérationd’aujourd’hui est encore une fois exceptionnelle. Elle compte beaucoup de talents individuels et collectifs. Je leur souhaite de réussir, de trouver avec les actionnaires des relations qui assurent l’indépendance d’écriture dont elle a besoin pour prospérer.

      C’est la dernière fois que j’écris dans ce journal que j’ai tant aimé, pour des lecteurs dont je goûtais inlassablement les contradictions, et dont j’appréciais les exigences. Nous avons vécu ensemble, au jour le jour pendant si longtemps, et j’ai tant et tant écrit dans ces pages.

      Je remercie les mille et quelques collaborateurs qui ont participé à toute cette histoire.

      Je remercie nos 900 000 lecteurs et nos 200 000 internautes quotidiens, ils m’ont tant appris.

      Je remercie nos actionnaires qui ont accompagné cette histoire, Jérôme Seydoux et Eduardo Malone, Claude Alphandéry et Patrick Peugeot, Gérard Mestrallet et Valérie Bernis, nos amis de la Libre Belgiqueet ceux d’ El Mundo.J’ai aussi une pensée pour Jean et Antoine Riboud qui ont pris une belle part dans cette aventure.

      Merci à tous les amis de ce journal libre, à ses innombrables défenseurs, aux artisans de son indépendance.

      Merci à tous pour cette histoire.

      Je souhaite bonne chance à Libération,qui va à nouveau changer, c’est ainsi, mais qui, je l’espère, saura rester une grande équipe susceptible de réaliser de grands journaux papier, électronique, radio et cellulaire de demain.

      Le chef d’orchestre que je fus vous dit adieu.

      Le journaliste que je suis est infiniment triste de ne plus pouvoir écrire ici.

      Le lecteur que je vais demeurer vous dit à tous au revoir.

       

      http://www.liberation.fr/actualite/medias/190368.FR.php

      © Libération


      Serge July nouvelle victime d’Internet ?

      3 juillet 2006

      “Le numérique m’a tuer”, écrit en substance Serge July dans l’éditorial expliquant son départ de Libé. Pour résumer : le développement de nouvelles voies pour le journal (en dehors du seul papier) explique le trou dans le budget du journal.

      Les experts des médias diront peut-être que l’explication est un peu courte. Peut-être y a-t-il un peu de mauvaises habitudes de gestion aussi.

      N’empêche, Libération est victime de la grande crise qui touche la presse, quotidienne en particulier. Et cette crise est accentuée, ou simplement accélérée, par le développement d’Internet. Cela dit, à comparer je suis persuadé que les gratuits (papier) font beaucoup plus de mal à Libé que le Web.

      Evidemment, July se donne le beau rôle et se pose en victime de sa vision : ce qu’il paye, semble-t-il dire, ce sont les investissements dans le numérique – nécessaires à la suirvie du journal. Enfin un patron de presse qui reconnaît aussi clairement que l’Internet est inévitable! Ou plutôt, le numérique. Une bonne manière de dire que ce qui compte, ce n’est plus le support (papier, web, mobiles, etc)., mais les infos qu’on y trouve. D’ailleurs, July dit bien que la rédaction devient une unité de production de “contenus” – terme généralement honni et rejeté par la presse, auquel on pourrait préférer le mot “informations”.

      Bah, c’est toujours mieux que “données”.